C'est désormais une réalité. L'usine d'incinération du Grand Dijon produit de l'électricité. Elle utilise pour cela un turboalternateur, tout droit venu des ateliers d'une entreprise bourguignonne implantée au Creusot.

La technologie industrielle utilisée permet ainsi de valoriser les déchets non recyclables de 70% des habitants de Côte-d'Or. Le procédé s'appuie sur l'utilisation de la vapeur d'eau, produit de la combustion, mise à profit pour faire tourner une turbine.

Chaque jour, l'usine peut incinérer jusqu'à 500 tonnes de déchets ménagers qui ne peuvent être recyclés en l'état. C'est donc une source toujours renouvelée - chaque Français produit en moyenne 353 kg de déchets (chiffre 2004) - même si l'éducation à l'environnement porte ses fruits avec un accroissement du tri par les usagers - 13 % des quantités collectées.

L'usine produit de quoi alimenter ses machines. Mais au-delà, son intérêt réside dans la production d'électricité nécessaire à 25 000 habitants accroissant la part d'électricité liée à la valorisation énergétique de déchets.

Après la mise aux normes réalisée en 2004, l'usine d'incinération du Grand Dijon poursuit sa mue avec un équipement - d'un coût de 9 Meuros - pour être parmi les sites les plus performants. Elle accroîtra encore ses capacités après la mise en service d'une chaîne de traitement des déchets hospitaliers en cours de construction.

Enfin, la panoplie du grand Dijon pour le traitement de tous les déchets s'agrandira bientôt avec l'ouverture à proximité de l'usine d'incinération, d'un centre de tri de déchets recyclables qui emploiera 35 personnes.